2022 : entre guerre et inflation record ?

Voilà, nous y sommes… L’inflation a atteint des sommets inédits dans nombre de pays à tel enseigne que l’on parle désormais de crise inflationniste mondiale. Cette dernière est influencée par des facteurs de différentes natures, dont le conflit russo-ukrainien qui dure depuis deux mois. Quel est l’état de l’inflation en Europe et dans le monde ? Cette crise va-t-elle perdurer ? Quelques réponses à ces questions vous sont proposées dans le présent billet.

La hausse inflationniste, un fléau mondial

L’inflation se généralise, mais touche les pays du monde entier à des degrés variés. Les États-Unis ont, par exemple, enregistré le taux d’inflation le plus haut depuis les années 90. On parle d’une augmentation des prix de plus de 6,2 % sur un an glissant. Il y a encore un an et demi, c’est-à-dire depuis le deuxième trimestre de 2020, on observait un glissement annuel en dessous de 0,5 %. Ces chiffres selon le président des États-Unis, Joe Biden, témoignent d’une inflation inquiétante, nocive et génératrice de pression sur le pouvoir d’achat.

La hausse des prix s’accélère également en Europe. Le taux d’inflation a atteint 5,2 % en Allemagne au mois de novembre 2021, un taux record depuis plus de 3 décennies. En Espagne, l’inflation s’est accélérée pour franchir 5,6 %, une autre première depuis 1992. La Belgique (+5,6 %) et la France (2,8 %) n’ont, elles aussi, pas été épargnées par ce mouvement.

Malgré ces taux d’inflation déjà inédits, le fonds monétaire international (FMI) avertit que la situation devrait rester quasi inchangée, voire s’empirer pour le reste de l’année 2022. Selon les chiffres publiés par le FMI, les économies avancées devraient voir l’inflation s’élever à 3,9 % tandis que les économies émergentes ou en développement se verraient subir une élévation de 5,9 %.

Guerre & montée des prix de l’énergie

Les principales causes de cette crise inflationniste mondiale sont notamment la pandémie passée mais aussi la montée des prix de l’énergie due en partie au conflit russo-ukrainien. Les États continuent de souffrir des séquelles du coronavirus. Depuis le début de la crise sanitaire, les prix des carburants ont connu un bond d’environ 35 % aux États-Unis.

À cela s’ajoute la hausse des prix mondiaux du gaz naturel, d’abord, en raison du déséquilibre entre l’offre et la demande dans toute l’Europe (les stocks européens de gaz sont bas) et ensuite, du fait de l’embargo sur l’importation du gaz depuis la Russie (principal fournisseur de gaz naturel en Europe) suite à l’invasion de l’Ukraine. Cette importation de gaz s’avère vitale pour plusieurs pays européens comme l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie qui l’utilisent pour la production de l’électricité.

Les tensions sur les prix du gaz impactent systématiquement les ménages confrontés à des hausses importantes des factures d’électricité. La France, qui reste dépendante de ses importations de son gaz naturel pour produire l’électricité, fait face aux mêmes difficultés. Une chose est certaine, la guerre en Ukraine obscurcissent l’horizon pour les mois à venir et les rumeurs de nouveaux variants épidémiques risquent de ne pas améliorer les choses.

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